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SLUMDOG MILLIONAIRE - BLOG - ALBUM DE PSYKOKWAK

fév. 26e, 2009

10:18 pm - SLUMDOG MILLIONAIRE

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À Mumbai, Jamal (Dev Patel) un musulman de 18 ans travaille comme serveur de thé dans un centre d’appel téléphonique. Il parvient à être sélectionné au jeu Qui veut gagner des millions (de roupies). À la fin de la première journée, grâce à un concours de circonstances extraordinaires il reste en lice pour le dernier round. Comment ce jeune adulte inculte et quasiment illettré peut il demeurer en course? Le Jean Pierre Foucault indien (Anil Kapoor) le soupçonne de tricherie et il l’expédie illico chez les flics qui se font une joie de lui flanquer une bonne série de torgnoles pour qu’il avoue son forfait. Entre chaque beigne Jamal justifie candidement ses réponses. En fait chaque réponse aux questions du jeu se rapporte à des épisodes de son histoire épouvantable.  Il a sept ans lorsque sa mère est sauvagement assassinée lors d’une descente d’intégristes hindous ou sikhs ? dans leur quartier. On le retrouve ensuite avec son frangin Salim clochardisé sur une immense décharge où un salopard le récupère pour l’inclure dans son bataillon de jeunes mendiants. Il échappe de justesse à une mutilation qui aurait accru sa rentabilité, et de Charybde en Scylla le voici à 13 ans au pied du Taj Mahal à jouer le guide sauvageon. Une pause dans ce cortège d’horreur qu’endure notre héros. À 18 ans il retrouve Salim qui a forcément basculé dans la délinquance en devenant le porte flingue d’un mafieux. Lequel mafieux a pris dans ses rets la belle copine d’enfance de Jamal. Evidemment les deux tourtereaux ne rêvent que de se retrouver. Finalement le flic relâche Jamal convaincu de sa bonne foi pour l’inévitable happy end.

On a tous les ingrédients pour un conte de fée ! Aux scènes de jeu à la dramatisation hystérique répondent les séquences biographiques de Jamal. Le réalisateur britannique Danny Boyle ne ménage pas sa peine pour illustrer le gouffre entre la misère d’une population et l’indécent étalage de richesse condensé dans ce jeu mondialisé.  Miroir aux alouettes auquel s’aliène les millions d’individus hypnotisés par un hypothétique changement de leur condition.

  Dev Patel & Anil Kapoor.

Ce chien des bidonvilles millionnaire a décroché par huit fois le jackpot aux Oscars. Inutile d’épiloguer sur cet avalanche de récompenses. Je n’ai pas aimé ce film. Je reconnais l’avoir vu dans des conditions défavorables. Dans un multiplexe ce qui signifie en version doublée et entouré de cinéphages boutonneux qui viennent ici se goinfrer de pop corn. De plus, j’ai enduré des  bandes annonces criardes et destinées au public pré pubère. Le début de Slumdog Millionaire s’apparente à ces bandes annonces publicitaires. Rythme effréné, son tonitruant, gros effets spéciaux bref j’avais le sentiment d’être encore dans la séquence publicitaire. L’histoire très caricaturale accentuant  cette impression d’une œuvre cinématographique spécialement ficelée pour rassembler un vaste public. Du reste je ressentais cette désagréable sensation d’être mené en bateau, d’être manipulé. Le film revisite légèrement le cinéma Bollywood en adaptant son aspect kitsch aux canons occidentaux. En fait on a droit qu’à une seule véritable séquence bollywoodienne dans la toute dernière scène, de danse sur le quai d’une gare.

Enfin on sourit en entendant l’ultime question dont tout collégien français doit connaître la réponse.


Des tas d’avis contradictoires ici et celui de Matoo.

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