?

Log in

No account? Create an account

LA - BAS - BLOG - ALBUM DE PSYKOKWAK — LiveJournal

juin. 27e, 2007

06:56 pm - LA - BAS

Previous Entry Share Next Entry


Incolblog , dans un récent billet a fort bien résumé le thème du roman de Peter Cameron :
« Il est trop content, Omar. L’université du Kansas vient de lui verser une bourse pour qu’il écrive la biographie de l’écrivain Jules Gund. Omar est certain d’avoir gagné le jack pot, jusqu’à ce qu’arrive la lettre de refus des ayants droit de l’écrivain. Or, sans accord, pas de biographie… et la bourse a déjà été encaissée. Poussé par sa petite amie Deirdre, Omar l’indécis se retrouve dans un avion pour l’Uruguay, sans autre alternative que de convaincre les héritiers de Gund.
Il débarque donc "là-bas", à Ochos Rios, un manoir en déliquescence, perdu au cœur d’une nature luxuriante, comme figé dans le temps, où vivent les proches de Jules Gund : Caroline, sa veuve ; Arden, sa maîtresse, mère de leur petite Portia ; Adam, son frère aîné, et Pete, le jeune amant thaïlandais de celui-ci. Si les deux femmes sont bien décidées à ne rien divulguer de la vie de Gund, Omar, en revanche, a trouvé un allié en Adam. Chacun d’entre eux a ses raisons propres d’autoriser ou non la biographie de l’écrivain. Non-dits et secrets vont resurgir et menacer le frêle équilibre de cette famille "décomposée". Bien malgré lui, Omar va jouer les perturbateurs et permettre aux habitants d’Ochos Rios de se révéler et de sortir de la léthargie dans laquelle tous étaient plongés. Pour lui aussi, l’éternel hésitant, il sera temps de prendre de vraies décisions »
.

Un roman léger qui se lit aisément. Il nous transporte « Là-bas », dans un monde un peu ailleurs avec peu de personnages qui vont doucettement bouger.
Une piqûre d’abeille va modifier le cours de l’histoire et d’une certaine façon rompre le charme de la narration. J’ai eu le sentiment de voir disparaître une certaine innocence, comme si Peter Cameron avait souhaité accélérer le déroulement de l’action. Or justement la temporalité semblait  ralentie et brusquement elle s’emballe. Le personnage d’Adam avec son côté un peu atrabilaire et légèrement cynique apporte une touche qui pimente le roman. 

En parcourant ce livre, j'imaginais un film tiré d'un tel scénario. Du coup je fus guère surpris d'apprendre qu'une adaptation cinématographique est en cours avec James Ivory à la réalisation. Effectivement la lecture évoque l'atmosphère habituelle des oeuvres de Ivory.

Anthony Hopkins (Adam) & Omar Metwally (Omar), acteurs du film de James Ivory.

Comments:

From:(Anonymous)
Date:juillet 1er, 2007 06:09 pm (UTC)

Dimanche

(Link)
Mon chou, merci de ton message. Suis au travail et ton blog m'a permis de passé une demie heure avec plaisir. J'ai obtenu pas mal d'infos sur des films récents que j'ai eu l'envie de voir mais finalement pas vus.
J'essayerai de lire plus souvent ton blog. Comme ça, je resterai bien informé.
Bon retour pour demain matin!

Je t'embrasse,
Kaidi

PS, je trouve toujours plein de mots que je ne connais pas dans tes articles. Cela me pousse à encore améliorer mon français :-)
(Répondre) (Thread)
From:(Anonymous)
Date:juillet 6e, 2007 09:24 am (UTC)
(Link)
Bon, finalement, ton ressenti n'est pas si négatif que j'avais pu le craindre à la lecture de ton email. J'avais beaucoup aimé cette espèce de langueur mâtinée de désanchantement. L'univers de Cameron devrait effectivement très bien convenir à James Ivory. Toi le cinéphile, devrais nous en reparler à sa sortie, non ? ;o)
InColdBlog
(Répondre) (Thread)