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LES CHANSONS D ' AMOUR - BLOG - ALBUM DE PSYKOKWAK — LiveJournal

mai. 28e, 2007

08:28 pm - LES CHANSONS D ' AMOUR

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Titre un peu curieux pour ce film de Christophe Honoré : « Les chansons d’amours » et nous serions tentés de compléter par … . Nous en entendrons une douzaine,  belles à écouter comme un accompagnement pour illustrer l’histoire d’Ismaël ( Louis Garrel). Un jeune homme (déjà bobo) qui traverse la vie en la prenant tranquillement selon ses humeurs, au gré de ses déambulations dans Paris, entre Bastoche et la Porte St Martin. Il parcourt des rues populaires que le réalisateur filme avec justesse.
Quand il ne travaille pas dans un magazine d’info sur Internet il partage sa vie avec Julie (Ludivine Sagnier) auquel s’est joint Alice (Clotilde Hesme).

Ludivine Sagnier, Clotilde Hesme et Louis Garrel.

Donc un trio où l’amour est enfant de bohême tout naturellement, avec légèreté.  Mais ce n’est pas si évident et subitement Julie meurt. Cause inexplicable mais qui n’interdit pas la culpabilité. Julie semblait se détacher d’Ismaël alors qu’Alice se tournait vers un autre garçon.
Devant le deuil - tient c’est de saison - chacun essaie de continuer. La famille de Julie et notamment ses sœurs entourent Ismaël. De son côté il prend les amours comme elles viennent. Une fille dans un bar et puis surgit Erwan (Grégoire Leprince-Ringuet), sorte de lutin qui apprivoise Ismaël et finit par l’accrocher.
Ismaël est un garçon simple côté sentiment, voire inconsistant. Serait-ce le propre de la jeunesse bobo ?

Le film se déroule en trois parties et de fait il s’inscrit dans une dimension littéraire que les chansons allégent avec bonheur. Celles-ci scandent le récit en s’intégrant judicieusement et en apportant un véritable complément narratif.
Christophe Honoré sait écrire des scénarios, manier la caméra, comme dans la magnifique dernière scène, et nous charmer.

Grégoire Leprince-Ringuet et Louis Garrel.

De multiples clins d’œil de références cinématographiques, un peu trop, parsèment le film. Cette gentille comédie musicale se déguste comme les films récents de Resnais, Ozon et Ducastel & Martineau.
Ce film me fait penser à « la confusion des genres », « les témoins » où l’on voit un jeune homme séduire un plus âgé. Comme si la sexualité se trouvait décomplexée chez les plus jeunes. Christophe Honoré ne pose aucun regard moral sur la sexualité, elle paraît naturelle et ouverte. Cela donne un éclairage léger et bien sympathique à ce film.
On sent chez le réalisateur un vrai plaisir de filmer les deux garçons. Heureusement,  l’arrivée d’Erwan permet de mieux supporter Louis Garrel, trop présent dans la première partie, il est limite supportable tout comme Léaud chez Truffaut.

Des avis ici, Matoo, Niklas et Olivier A.