BLOG - ALBUM DE PSYKOKWAK - IRINA PALM
mai. 24e, 2007
02:37 pm - IRINA PALM

Irina Palm de Sam Garbarski est un film intelligent et sensible qui évite bon nombre des écueils inhérents à ce genre d’histoire. Jugez en plutôt. Le petit-fils de Maggie, femme au foyer anglaise et veuve, est atteint d’une maladie rare. Sa seule chance réside dans un nouveau traitement qui ne se pratique qu’en Australie. Seulement, dans cette famille modeste qui a déjà tout sacrifié pour les soins précédents, le seul coût du séjour et du voyage, qui restera à leur charge, est un obstacle insurmontable. Alors, Maggie, une fois de plus va se battre et chercher de l’argent en prenant un travail. Mais quel travail s’offre à une femme de cinquante ans qui n’a jamais travaillé? Alors, ce sera « hôtesse » au SexyClub, où elle sera une main derrière le trou d’une cloison.
Marianne Faithull
Sans effets, ni pathos excessifs, ce film décrit toute l’impuissance d’un couple confronté à la maladie d’un enfant. Après des années de lutte, et devant une issue qui apparaît inéluctable les parents n’ont plus de force, pas même celle de comprendre le dévouement de Maggie qui donne encore après avoir vendu sa maison pour payer des soins qui n’ont rien donné. Quant à Maggie, magistralement interprétée par Marianne Faithfull, elle s’acquitte une fois de plus avec dignité et effacement de son rôle de femme qui ne vit que pour les autres. La douceur de sa main, qui est aussi la douceur de son cœur, fait d’elle Irina Palm, une veuve poignet dont la réputation génère des files d’attente devant le mur où elle officie.
Miki Manojlovic
Le propriétaire du club, qui lui a donné un nom et qui est joliment interprété par Miki Manojlovic, se laisse aussi troubler par cette femme et par son sens de valeurs peu banal. Un film sobre qui pose un regard détaché et respectueux sur des gens qui se battent, non pour le bonheur, mais pour contenir l’absence d’espoir de leur vie.
Critique d'Olivier.
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