BLOG - ALBUM DE PSYKOKWAK - PAR EFFRACTION
mar. 19e, 2007
08:28 pm - PAR EFFRACTION

Un gentil architecte (Judd Law), bobo à la mode anglaise participe à la rénovation d’un quartier de King’s Cross actuellement repaire d’une cour des miracles londonienne.
Son couple bat de l’aile entre une épouse suédoise et leur fille singulièrement perturbée.
Son joli cabinet d’architecture (sorte d’immense loft) est régulièrement et nuitamment visitée par de jeunes monte en l’air. Notre sémillant Will parvient à repérer le charmant sauvageon et il découvre que sa mère est une pauvre et belle réfugiée bosniaque.
Que pouvait il arriver d’autre qu’il tombe amoureux de Juliette Binoche ?
Scénario invraisemblable qui se termine par un mélo moralement correct.
Que retirer de ce film d’Anthony Minghella ? Sinon les désillusions d’un couple de bobo qui va se rabibocher et le flirt avec des laissés pour compte.

Jude Law, agréable à regarder.
Je me suis intéressé au couple. Les femmes sont gratinées. La mère passe des heures devant une lampe à bronzer pour soigner ? sa dépression. Leur fille passe son temps et ses nuits à parcourir une poutre de gymnastique installée dans sa chambre. Un belle illustration de ce qu’on nomme un syndrome d’asperger (autisme de haut niveau).
A un moment on voit les parents rencontrer une psy qui va leur conseiller de …. suivre un régime alimentaire en guise de traitement psychologique! no comment ! C’était un autre psy qui lui avait conseillé ses séances de bronzage euphorisant.
La gamine se casse la figure, plus de peur que de mal, et la voilà presque guérie !!
Ah j'oubliais la prostituée (belle composition de Vera Farmiga) qui elle garde les pieds sur terre et la tête sur les épaules.

Rafi Gavron et Juliette Binoche
